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AIR  FORCE  ONE

L'avion du Président Obama

Les premiers Présidents volants.

Avant la Seconde Guerre mondiale, les présidents se déplaçaient peu, les longs trajets et l'absence de communications les isolant trop de la vie politique de Washington. Les rares voyages étaient effectués en train ou le long de la côte Est à bord d'un des yachts présidentiels.

L'évolution du transport aérien durant les années 1940 et 1950 changea cette situation. Franklin Delano Roosevelt fut le premier président à voyager en avion durant son mandat, pour se rendre à la conférence de Casablanca en janvier 1943. L'avion fut choisi car plus sûr que le bateau à cause des sous-marins allemands qui étaient encore une menace sérieuse dans l'océan Atlantique. L'avion utilisé était un hydravion Boeing 314.

Boeing 314 Clipper. Roosevelt se rendit à Casablanca en 1943 sur un modèle similaire.

En octobre 1962, l'administration Kennedy acheta un C-137 Stratoliner, une version modifiée d'un boeing 707 à long rayon d'action, le premier avion conçu spécialement pour un usage présidentiel et à porter la désormais célèbre livrée bleu et blanc. Il sera connu sous la désignation de Boeing VC-137 et immatriculé SAM 26000 (SAM pour Special Air Mission).

L'US Air Force avait tenté de créer une livrée présidentielle spéciale pour cet avion, de couleur rouge et métal doré avec le nom des États-Unis écrit dans la police de caractères Letter block. Mais Kennedy trouva que l'avion faisait trop "royal" et sur les conseils de sa femme Jacqueline Kennedy, il fit appel au désigner américain d'origine française Raymond Loewy qui aida à concevoir une livrée distinctive mais aussi les intérieurs du nouveau 707. Loewy rencontra le Président et sa première recherche l'emmena aux Archives nationales américaines. Il y regarda la première copie de la Déclaration d'indépendance et vit le nom des États-Unis d'Amérique écrit d'une manière espacée dans une casse haute et une police de caractères nommée Caslon qu'il allait reprendre. Il choisit d'exposer l'aluminium poli sur la partie basse du fuselage et d'utiliser deux bleus distincts : un bleu ardoise associé avec le début de la jeune république américaine et de la présidence, et un bleu cyan plus contemporain pour représenter le présent et l'avenir. Le sceau présidentiel fut ajouté sur les deux cotés du fuselage, près du nez de l'appareil et un grand drapeau américain fut peint des deux côtés de l'empennage. Sur les côtés de l'appareil, on pouvait lire : " UNITED STATES OF AMERICA ". Le travail de Loewy reçut immédiatement l'éloge du président et de la presse, et cette livrée présidentielle allait devenir une icône mondiale. Elle sera adaptée en 1989 aux nouveaux et plus grands Boeing 747 présidentiels.

Le Boeing VC-137 SAM 26000 fut livré à la base aérienne d'Andrews, dans le Maryland, le 10 octobre 1962. Le président Kennedy, accompagné de sa femme, l'utilisa pour la première fois en novembre 1962 pour se rendre aux funérailles d'Eleanor Roosevelt, à New York. En juin 1963, il l'utilisa pour se rendre en Irlande et en Allemagne (dont Berlin-Ouest où il prononça son célèbre discours Ich bin ein Berliner) et, un mois plus tard, le SAM 26000 battit 30 records de vitesse en transportant une délégation américaine à Moscou, dont celui du vol le plus rapide sans escale entre les États-Unis et l'Union soviétique.

Le 22 novembre 1963, c'est également à bord cet avion que John Kennedy se rendit à Dallas où il allait être assassiné. Après la mort du président, le vice-président Lyndon Baines Johnson, qui était présent dans le cortège, deux voitures derrière celle de Kennedy, prêta serment comme nouveau président à bord d'Air Force One à l'aéroport de Love Field de Dallas avant que l'avion ne redécolle. La dépouille du président Kennedy fut rapatriée dans l'avion. Les pilotes refusèrent que le cercueil soit mis dans la soute et exigèrent qu'il soit placé en cabine par respect pour le président assassiné (depuis pour leurs obsèques nationales à Washington, les cercueils des anciens présidents, Johnson, Nixon, Ford et Reagan, ont tous été transportés en cabine à bord d'un des avions de la flotte présidentielle[1]).

Lyndon Johnson prête serment à bord du Boeing 707 SAM 26000 à l'aéroport de Love Field à Dallas, devant la juge Sarah T. Hughes en présence de Jacqueline Kennedy.

Johnson fera quelques réaménagements intérieurs et sera le président qui utilisera le plus le Boeing 707 SAM 26000, parcourant plus de 836 000 km pendant les cinq ans de sa présidence, au point de surnommer Air Force One « mon petit avion personnel » (my own little plane). Il voyagea ainsi deux fois au Vietnam et réalisa des tournées en Asie en 1968 et 1969. L'année suivante, il réalisa un des plus curieux voyages présidentiels, faisant un tour du monde dans un voyage largement non planifié, avec des arrêts en Californie, Hawaii, Australie, Thaïlande, Sud-Vietnam, Pakistan et Rome.

Son successeur Richard Nixon profitera d'une grande visite technique de l'appareil pour le faire entièrement réaménager et moderniser les équipements à bord. Il fera installer une suite de 3 pièces pour lui et sa famille, comprenant une chambre, un salon et une petite cuisine à l'avant. Les sièges pour les membres du Secret Service, l'équipe du président et ses invités se trouvaient alors vers l'arrière de l'appareil.

Le 707 SAM 26000 sera en service de 1962 à 1998, servant de la présidence Kennedy jusqu'à la présidence Clinton, mais il sera remplacé comme avion principal par un autre Boeing VC6-137, SAM 27000 en 1972. Nixon fut le premier président à l'utiliser et cet avion servira jusqu'à l'arrivée des deux Boeing 747 (SAM 28000 et SAM 29000) en 1990. Mais lorsqu'il voyageait en famille, Nixon préférait reprendre l'ancien SAM 26000 qu'il jugeait plus adapté pour cela.

Comme second avion, le SAM 26000 servira au transport du corps de l'ancien président Johnson en 1973 pour des funérailles nationales à Washington. En octobre 1981, il transportera le vice-président Georges H. W. Bush et les anciens présidents américains Carter et Nixon aux obsèques d'Anouar El Sadate en Égypte, le président Reagan ne s'y étant pas rendu lui- même pour des raisons de sécurité. En 1994, Nixon meurt à New York. Son corps sera rapatrié en Californie par le SAM 26000. Celui-ci effectua son dernier vol en 1998 pour rejoindre le National Museum of the United States Air Force à Dayton dans l'Ohio où il est toujours exposé.

Le SAM 27000 raccompagna Nixon de Washington en Californie après sa démission. Ayant décollé avec l'indicatif Air Force One, il en changera pour l'indicatif Air Force 2  au- dessus du Missouri, le vice-président Gerald Ford ayant entretemps prêté serment comme président. Sous la présidence de Ford, dans un contexte de détournements d'avion et de montée du terrorisme dans le monde, les deux 707 seront équipés de système antimissiles.

Ronald Reagan sera l'un des plus grands voyageurs sur le SAM 27000, parcourant plus d'un million de kilomètres à travers le monde pour appliquer sa politique étrangère mais aussi beaucoup pour se rendre dans son ranch en Californie où il passait beaucoup de temps.

George H. W. Bush sera le dernier à l'utiliser comme avion principal jusqu'en 1990 et l'arrivée des deux Boeing 747 VC-25. Le SAM 27000 sera conservé comme avion de secours ou pour desservir de petits aéroports incapables d'accueillir les 747, pendant les présidences de Bush père, Clinton et Bush fils. Il effectua son dernier voyage présidentiel le 29 août 2001 en transportant le président Georges W. Bush et sa famille à l'aéroport de Waco au Texas, le ranch familial de Prairie Chapel se trouvant à proximité. Il sera décommissionné la semaine suivante le 8 septembre 2001. Il s'envola une dernière fois, pour l'aéroport international de San Bernardino en Californie où il fut démonté (ailes, empennage et trains d'atterrissage) pour être transporté par la route jusqu'à la Ronald Reagan Presidential Library, la bibliothèque présidentielle dédiée à la présidence Reagan, à Simi Valley où il fut réassemblé et s'y trouve désormais exposé.


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Plus tard, le président Dwight D. Eisenhower introduisit quatre autres avions à hélice pour le transport présidentiel : deux Lockheed C-121 Constellation (VC-121E) nommés Columbine II et Columbine III (le nom fut donné par la First Lady Mamie Eisenhower d'après la columbine, l'emblême floral du Colorado, son État d'adoption) et deux Aero Commander. Ces derniers seront les plus petits Air Force One de l'Histoire du transport présidentiel américain. Le président Eisenhower fit moderniser la technologie à bord en y ajoutant deux téléphones air vers sol et un télex air vers sol.

C'est sous sa présidence qu'un indicatif spécifique fut créé pour l'avion présidentiel. Il intervint après un incident en 1953 où un vol commercial d'Eastern Airlines (8610) avait le même numéro de vol que l'avion présidentiel (Air Force 8610). Les deux avions s'étant trouvés dans la même zone aérienne, il en résulta une confusion. Après cet incident, l'indicatif unique d'« Air Force One » pour l'avion de l'US Air Force dans lequel se trouvait le président fut créé pour des raisons de sécurité.

Vers la fin du mandat d'Eisenhower en 1958, l'US Air Force ajouta 3 Boeing 707-153 (dénommés Boeing VC-137A et désignés sous les codes SAM 970, 971 et 972, SAM pour Spécial Air Mission) à la flotte présidentielle. Eisenhower devint le premier président à utiliser un Boeing 707, lors de son tour de bonne volonté "Flight to Peace" du 3 décembre au 22 décembre 1959. Il visita 11 pays asiatiques, volant 35 000 km en 19 jours, environ deux fois plus vite qu'il n'aurait pu le faire sur un des Columbine. Plus tard, ces avions recevront de nouveaux réacteurs et seront dénommés Boeing VC-137B, ils furent affectés à la 89e escadre de transport aérien. Ils n'étaient alors pas à l'usage exclusif du président mais pouvaient aussi être utilisés par des membres du Cabinet présidentiel ou des élus du Congrès américain.

Au début de sa présidence, le président John Kennedy utilisera ces 707 pour des voyages au Canada, en France, en Autriche et au Royaume-Uni. Deux de ces avions sont actuellement exposés au Museum of Flight à Seattle (Washington), à le Pima Air and Space Museum à Tucson (Arizona).

Le premier avion spécialement réaménagé pour le président fut un C-87A Liberator, un avion de transport dérivé du bombardier Consolidated B-24. Il fut surnommé Guess Where II ("Devinez où II"). Il fut suivi d'un C-54 Skymaster, Sacred Cow ("Vache sacrée"), dans lequel Roosevelt se rendit à la conférence de Yalta en février 1945. Cet avion comprenait une partie couchettes, un radio-téléphone et un monte-charge rétractable, le président Roosevelt, handicapé, étant en fauteuil roulant. Le C-87A fut alors principalement affecté pour transporter la First Lady Eleanor Roosevelt.

Après la mort de Roosevelt au printemps 1945, le vice-président Harry S. Truman devint président. Il remplaça le C-54 par une version modifiée d'un C-118 Liftmaster, la dénomination de l'US Air Force du Douglas DC-6, nommé Independence, peut-être en référence à la ville d'origine du nouveau président, Independence dans le Missouri. Ce fut le premier avion présidentiel qui arborait l'emblème de l'aigle américain peint sur son fuselage.

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Douglas C-54 Skymaster Sacred Cow ("Vache sacrée")

C-118 Liftmaster L'Independence

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